Le test psychotechnique du permis de conduire fait l'objet de beaucoup de croyances. Pourtant, c'est un examen très précis : son contenu, sa durée, et le profil de celui qui le fait passer sont définis par arrêté.
Cet article reprend point par point ce que le cadre légal prévoit, pour les conducteurs en situation d'invalidation, d'annulation ou suspension.
L'objectif : que vous arriviez au rendez-vous en sachant exactement ce qui s'y joue, pourquoi et comment.
01Qu'est-ce que le test psychotechnique ?
Le terme « test psychotechnique » est en réalité un raccourci. Le texte officiel parle d'examen psychotechnique, et cet examen contient deux choses :
- Un entretien individuel avec un psychologue, au cours duquel sont abordés votre situation, votre rapport à la conduite, et les faits qui ont conduit à la sanction.
- Un ou plusieurs tests psychotechniques sur ordinateur, qui mesurent des fonctions cognitives et psychomotrices en lien avec la conduite (attention, vitesse de réaction, coordination, fonctions exécutives).
Dans cette situation, l'examen n'est pas un test de personnalité, ni un test d'intelligence, ni un test de connaissance du Code de la route. Sa finalité est simple : apprécier votre aptitude à la conduite d'un véhicule motorisé. Il s'inscrit dans le contrôle médical de l'aptitude à la conduite, qui sera ensuite validée auprès d'un Médecin agréé ou avec la Commission Médicale.
L'examen psychotechnique permet au psychologue d'apprécier la qualité du compromis adopté entre la vitesse et la précision des réactions psychomotrices, ainsi que la coordination des mouvements et l'efficience des fonctions attentionnelles et exécutives. - Arrêté du 26 août 2016 modifié, article 1, II-A
Autrement dit : il s'agit de vérifier que votre cerveau au volant fonctionne correctement, et que rien dans votre situation actuelle ne contre-indique la reprise de la conduite. Ce n'est pas une évaluation morale.